Dans le cadre des activités de coopération internationale, et pour renforcer la présence de la Cour constitutionnelle dans les espaces juridiques internationaux, M. Bahri Saadallah, membre de la Cour constitutionnelle, accompagné d’un cadre de la Cour constitutionnelle, participe aux travaux de la 148e session de la Commission européenne pour la démocratie par le droit, (Commission de Venise), qui se tient à Venise, en République italienne, les 9 et 10 octobre 2026.
La session de deux jours comprendra des discussions sur les moyens de renforcer la coopération et l’échange de vues avec divers organes du Conseil de l’Europe, outre l’adoption d’avis de huit pays, ainsi que l’approbation par les États membres de rapports sur d’autres questions liées au vote à l’étranger, l’ingérence étrangère dans les élections, et les cadres juridiques pour les poursuites pénales à l’encontre des membres de gouvernements des États membres.
et en marge des travaux de la 148e session de cette instance, l’Algérie a été élue vice-présidente du Conseil scientifique de la Commission de Venise, à travers la présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui. L’élection s’est déroulée à la majorité des voix
La Cour constitutionnelle présente cette élection comme une reconnaissance de la place qu’occupent l’Algérie et son institution constitutionnelle dans les instances internationales, et les compétences et l’expérience de la Cour constitutionnelle algérienne, ainsi que son rôle dans la consolidation de l’État de droit et de la justice constitutionnelle.
L’Algérie a rejoint la Commission de Venise en 2007, avec pour objectif de renforcer la coopération internationale et les échanges d’expertise, de normes et de bonnes pratiques dans les domaines de la démocratie, des droits de l’homme et de la justice constitutionnelle.
Cette élection confère à la représentation algérienne une responsabilité supplémentaire au sein de cette instance européenne spécialisée dans les questions constitutionnelles. Elle intervient dans un domaine où le respect de la Constitution, l’indépendance de la justice et la protection des droits fondamentaux constituent des enjeux essentiels. Toutefois, si cette désignation représente une distinction institutionnelle, elle ne suffit pas, à elle seule, à établir le degré effectif de consolidation de l’État de droit en Algérie. Celui-ci s’apprécie également à travers le fonctionnement concret des institutions, les garanties d’indépendance de la justice et le respect des libertés publiques.
La portée de cette élection devra ainsi être appréciée au regard du rôle effectivement exercé par Mme Leïla Aslaoui au sein du Conseil scientifique et de la contribution de la représentation algérienne aux travaux de la Commission de Venise.
La Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise) est un organe consultatif du Conseil de l’Europe qui s’occupe des questions constitutionnelles et de la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie, ainsi que de la protection des droits et libertés.










































































































































